« Gestion durable des milieux sous rayonnements ionisants : De la caractérisation du risque à l'action »

Contexte

Il existe plusieurs activités en lien avec la radioactivité sur l'ensemble du bassin de la Loire : 14 réacteurs nucléaires en activité, 5 réacteurs nucléaires en démantèlement, des activités dans le domaine de la recherche et du médical (Cyclotron, centre d'imagerie, traitement des cancers,...), les anciennes mines d'extraction d'uranium, les sites de stérilisation par rayonnements ionisants,.... Au-delà du contexte sociologique, économique, environnemental et historique local de chacun des sites, le dénominateur commun en cas de contamination est le récepteur final : La Loire et son estuaire.

Objectif

Nos activités s'intéressent à la gestion durable des milieux soumis aux rayonnements ionisants. La finalité des activités de recherche engagées est de proposer une méthodologie complète, allant de la caractérisation du risque à l'action et son évaluation. Au-delà des frontières posées par le cadre réglementaire et législatif (arrêtés préfectoraux, Plan National de Gestion des Matières et Déchets Radioactifs,...), notre objectif est de proposer une approche systémique de recherche intégrant également une approche sociologique dans la gestion des sites.

Cette activité est portée par un réseau académique pluridisciplinaire (instituts de recherche,  universités, écoles d'ingénieur) en concertation directe avec les acteurs socio-économiques (AREVA, EDF,...) les citoyens et les collectivités locales.

Actions en cours

(i) Une première action de radioécologie a débuté en 2011 et concerne l'observation et la surveillance des niveaux de tritium (H-3) et de carbone 14 (C-14) au niveau de l'estuaire de la Loire. En effet, le tritium et le carbone 14 sont présents dans les rejets autorisés et contrôlés des centrales nucléaires. Ils présentent par ailleurs, une origine naturelle très significative. Cette étude s'intéresse également aux actinides artificiels tels que l'américium 241 (Am-241) qui sont issus des retombées des essais nucléaires des années 60. Au-delà de la notion de mesure et d'observation, le travail vise au développement de protocoles de mesure à l'échelle des ultra-traces ainsi qu'à la caractérisation des formes chimiques des radio-isotopes (spéciation) qui est déterminante dans leur comportement à long terme et leur incorporation au vivant.

(ii) Une deuxième action s'intéresse au développement de méthodes innovantes de bioremédiation de sols contaminés associant la bioaugmentation (mise en œuvre de microorganismes) et la phytoremédiation, notamment par le biais de plantes hyperaccumulatrices (stratégie de phytoextraction).

(iii) Une troisième action s'intéresse à la gestion des anciennes mines d'uranium. Cette approche analyse du point de vue sociologique les modalités de surveillance des anciens sites miniers. Il s'agit plus particulièrement d'élaborer une méthodologie fondée sur la capitalisation des connaissances en matière de suivi des sites. La spécificité de cette approche est d'intégrer le contexte socio-historique dans la détermination du risque envrionnemental.      

(iv) Enfin, depuis 2007, SUBATECH réalise le suivi radioécologique annuel des centrales nucléaires du bassin de la Loire. Cette étude est réalisée en partenariat avec EDF et vise à déterminer le devenir dans la biosphère des radionucléides rejetés.

Partenaires

BRGM, LPGN, Réseau « Becquerel » (IN2P3), LEMNA

Contact :

Gilles Montavon; Catherine Landesman,

Signal Bruit Alerte Détection Environnement


L'OSUNA jouera un rôle majeur sur cette thématique, retenue comme « prototype » au sein du projet de programme interdisciplinaire du CNRS (IN2P3, INSU, INEE) nommé SBADE (Signal, Bruit, Alerte, Détection et Environnement)




Thème piloté par SUBATECH Dir Bernd Grambow