Réseau Nantais de Stations Sismologiques


Grâce aux financements de la Région des Pays de la Loire (6 stations), de l' INSU (3 stations), du BQR de l'Université de Nantes (2 stations) et des crédits propres du laboratoire, le LPG Nantes s'est doté d'un parc de 12 sismomètres courte période (100 Hz - 10 s) portables.
Le principal objectif scientifique de ce réseau est d'améliorer la connaissance de la sismicité et de la structure crustale du Massif Armoricain, qui souffre actuellement d'une faible couverture en termes de stations sismologiques permanentes. La couverture des stations permanentes s'intensifie grâce au projet RESIF mais ce réseau léger et rapide à installer permet de réagir rapidement à la suite d'un séisme dans la région ouest.

Création d'une base de données de la microsismicité du Massif Armoricain

Cette base de données est à la disposition des chercheurs travaillant notamment sur la sismicité intraplaque et les relations avec les structures tectoniques héritées, telles que les structures hercyniennes dans notre région. Elle peut-être également utile pour mieux comprendre les mécanismes de rupture des séismes de faible magnitude, très difficilement détectables par les réseaux nationaux.

Depuis 2007, RÉSoNANSS est déployé sur différentes cibles telles que le cisaillement sud-armoricain ou sur la profondeur du Moho sous le massif armoricain. La première configuration fût dévouée à la sismicité des branches nord et sud du cisaillement sud-armoricain, tout en cherchant la complémentarité vis-à-vis des stations permanentes existantes (Fig. ci-contre). Les sismogrammes acquis ont par exemple été utilisés pour mieux contraindre l'atténuation sismique dans la France métropolitaine (Thèse Jessie Mayor).

Il est actuellement séparé en deux groupes de six stations et l'un des groupes est utilisé par des collègues de Montpellier dans une manip en Tanzanie (ANR CoLiBrEA).

Interventions post-sismiques


La flexibilité de RÉSoNANSS permet, en cas de séisme de magnitude supérieure ou égale à 4, dans la région, de pouvoir être déployer rapidement autour du choc principal.
Une journée de formation a été organisée pour les membres du laboratoire à cet effet. Les stations sont régulièrement testées dans le local technique du laboratoire.
Ceci devrait permettre d'enregistrer rapidement les répliques qui décroissent en nombre de manière exponentielle avec le temps. Une meilleure connaissances des répliques permet de bien mieux contrainte la faille responsable du tremblement de Terre principal.

Suite au séisme de Vannes du 21 nov. 2013, un déploiement rapide a été effectué et cela a permis de cataloguer une vingtaine de répliques. La thèse de Méric Haugmard porte sur une nouvelle méthode d'inversion et se servira de cet événement.

Relation OSUNA / Réseaux sismologiques nationaux


Par tradition, la recherche en sismologie est basée sur l'accessibilité et sur l'échange des enregistrements. En France il existe(ait) plusieurs réseaux qui participent à l'effort d'acquistion et de diffusion des sismogrammes :
  • le Réseau National de Surveillance Sismique (RéNass),
  • le Réseau Large Bande Permanent (RLBP),
  • le Réseau Accélérométrique Permanent (RAP).
Ils se modernisent aujourd'hui grâce à RESIF (Réseau Sismologique Français)


En collaboration avec ces réseaux, les chercheurs et le personnel technique du LPG et de l'OSUNA participent à l'effort national. Soit grâce à leur savoir faire acquis à travers RÉSoNANSS, soit grâce au matériel de RÉSoNANSS, plusieurs sites nationaux dont l'OSUNA à la charge sont testés ou maintenus. Les données acquises dans ce cadre sont mises à la disposition de la communauté scientifique. Plusieurs sites trouvés grâce à RÉSoNANSS sont aujourd'hui des sites RESIF permanents.